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- Les Cahiers de Louise, résistances à l'air du temps :: les cahiers français
Les Cahiers de Louise, résistances à l'air du temps. Description.Apercu : Et ils viendront même à décrire comme abstentionnisme ou dissidence coupable la réserve éthique devant le pouvoir. La délégation et le fétichisme politique », juin 1984. Nous ne pouvons plus avoir une politique kantienne, parce qu’elle ne se soucie pas des conséquences, et que, quand on agit, c’est bien pour produire des conséquences au-dehors et non pas pour faire un geste et soulager sa conscience. Ces culpabilisateurs électoraux, profondément vissés aux privilèges du métier politique, espéraient surtout « revenir au pouvoir ». Ils ont alors oublié que les expériences de gauche ont fréquemment achoppé sur ce qu’on appelle « la question du pouvoir », c’est-à-dire sur les problèmes afférents au rapport aux institutions étatiques. Certes, « la question du pouvoir » n’est pas uniforme, renvoie à des dimensions multiples et a revêtu des usages historiques diversifiés. Ainsi les logiques autoritaires, voire totalitaires, des tentatives qui se sont réclamées du « communisme » sont à distinguer des logiques sociales-démocrates qui, se coulant dans les institutions parlementaires, ont reproduit des tendances à la monopolisation des pouvoirs publics dans le cadre des démocraties libérales. Mais cette « question du pouvoir », dans ses différents aspects, demeure une des zones importantes d’interrogations pour ceux qui veulent changer le monde. Les réflexions de la gauche radicale en voie d’émergence au sein de la galaxie altermondialiste apparaissent alors balisées par trois hypothèses susceptibles de contradictions. La première hypothèse est d’inspiration libertaire : ceux qui ont cru prendre le pouvoir, de manière parlementaire ou « révolutionnaire », afin de changer la société ont le plus souvent été pris par le pouvoir qu’ils croyaient prendre. La deuxième hypothèse constitue une autre façon de se distancier des schémas étatistes. Elle insiste sur le fait qu’il y a d’autres modalités que « la prise du pouvoir d’État » pour inventer un monde nouveau : mouvements sociaux revendicatifs imposant un rapport de forces aux pouvoirs en place, quels qu’ils soient, bataille culturelle contre l’hégémonie des idées dominantes et émergence d’idées nouvelles libérant les cadres intellectuels à partir desquels les politiques publiques sont menées, expériences localisées d’autres façons de vivre, de travailler et de décider (coopératives, économie sociale et solidaire, squats autogérés, etc. La troisième hypothèse est plus globalement pragmatique : les institutions étatiques demeurent à la fois des obstacles et des leviers importants dans la perspective d’une transformation générale de la société. Comment se dépatouiller avec les tensions entre ces trois hypothèses ? Sociologie et philosophie contemporaines peuvent nous fournir quelques ressources utiles pour les éclairer et les déplacer quelque peu, sans prétendre les dépasser dans une illusoire harmonie. En premier lieu, on est amené à noter qu’on n’a pas affaire au « pouvoir » en général, mais à des rapports de pouvoir dans le cadre sociohistorique de la politique professionnalisée. Weber (1864-1920) a été un des premiers à étudier le processus moderne de professionnalisation politique. La politique moderne se manifeste justement par l’ascension de la catégorie des professionnels de la politique, dotés d’intérêts spécifiques distincts de ceux de leurs mandants, vivant « de la politique », par rapport à ceux qui, amateurs passionnés ou militants, vivent seulement « pour la politique ». Occident : le parti social-démocrate allemand. Car, selon lui, « une représentation permanente équivaudra toujours à une hégémonie des représentants sur les représentés ». Bourdieu (1930-2002) a approfondi l’analyse des champs politiques contemporains comme porteurs d’une dépossession des profanes (les citoyens ordinaires) au profit des professionnels de la politique. Pen…) semble devenue un point de passage obligé du jeu politique « sérieux ». Ajoutons que, hormis une poignée de cyniques, cette tartufferie n’est en général guère consciente, les professionnels de la politique étant particulièrement enclins à se raconter des histoires. La critique marxiste de la politique dominante a peu souvent été perspicace vis-à-vis de cette dimension. Au mieux, elle l’a noyée dans une mise en cause générale du capitalisme, laissant entendre qu’une politique anticapitaliste conduirait nécessairement à une politique libertaire. Russie soviétique, l’étatisation des moyens de production avait laissé place à un nouveau régime d’oppression, où la domination politique jouait un grand rôle. Il vaut mieux prendre conscience que critique libertaire de la domination politique et critique sociale de la logique du profit visent deux tendances importantes et distinctes de la réalité, tout à la fois autonomes et en interaction, pour ensuite seulement s’efforcer de les faire converger dans le combat pour une émancipation individuelle et collective. Bourdieu est donc aussi une réserve libertaire, nourrie des multiples écueils ou impasses rencontrés par les essais volontaires de transformation sociale. Le fait sociohistorique massif renvoie donc d’abord aux dérives de l’institutionnalisation et de la monopolisation du pouvoir comme obstacles aux actions émancipatrices. Rosanvallon ; ce qui apparaît plus logique dans son cas. Une réserve libertaire face au pouvoir ne pourrait-elle pas alors être mise en tension avec la combinaison dynamique d’idées critiques, de mobilisations sociales, d’expérimentations novatrices et d’actions visant à transformer les institutions ? La réserve libertaire à l’égard des risques de l’institutionnalisation ne se justifie que comme une lucidité supplémentaire, et donc comme une efficacité supplémentaire, devant les entraves à un processus d’émancipation ; lucidité se coltinant les échecs passés. Mais cela ne doit pas devenir une manière d’abandonner en pratique la transformation sociale, tout en la proclamant en fanfare comme une identité valorisante mais sans effets. Ponty (1908-1961) parlait, aux lendemains de la seconde guerre mondiale, de l’impossibilité d’« une politique kantienne », il visait notamment la recherche illusoire de la pureté empêchant de mettre les mains dans le cambouis de l’action résistante ou transformatrice (mais ce n’est pas exactement le même cambouis que le cambouis de la carrière politique dont les politiciens sociaux-libéraux nous reprochent aujourd’hui de ne pas nous bâfrer avec eux). Si nous voulons réellement résister au pire et transformer le monde, s’il ne s’agit pas seulement d’« un geste » pour « soulager sa conscience », si nous ne nous contentons pas d’exhiber notre « belle âme » ou de nous pourlécher de notre identité de « rebelle », nous ne pouvons pas évacuer la question des conséquences de nos actions (ou inactions) sur le cours du monde. Cela nous écarte, radicalement, de la rebellitude de nombre de sectes gauchistes, dans leur arrogance dogmatique, ou de personnalités anarchistes, même si elles apparaissent davantage sympathiques. Weber, une éthique de responsabilité nous contraint à évaluer les effets de nos actes sur la réalité. Pour la gauche radicale, éthique de conviction (que le monde peut devenir radicalement autre) et éthique de responsabilité (s’intéressant aux effets réels de transformation sociale) ne peuvent qu’être associées. Conviction et responsabilité nourriraient alors, l’une et l’autre, deux des pôles de l’action émancipatrice : la réserve libertaire à l’égard des dérives liées au pouvoir et les pratiques transformatrices (dans leurs dimensions extra-institutionnelles et institutionnelles). Ce renouvellement de notre horizon émancipateur n’apparaît encore qu’en pointillé, dans des ambivalences, secoué par les chocs entre les agitations du court terme et les repères flous du long terme, entre nostalgie du passé et incertitudes de l’avenir, dans des vues trop partielles en conflit. Et il demande surtout à être soumis plus systématiquement aux épreuves de la pratique. Il nécessite une exploration, dans des tâtonnements, des courbes accidentées du réel. De ce point de vue, le large crétinisme électoraliste de la campagne présidentielle a généré nombre de confusions, masquant l’ampleur des problèmes, au profit de visions étriquées. Un horizon post-libéral est-il possible ? Le protectionnisme, un moyen pour des politiques alternatives ? Pourquoi les dominés se révoltent-ils rarement ? Womanhood, a retrospective and prospects (part.
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Les Cahiers de Louise, résistances à l'air du temps. Description.Apercu : Comment cela a-t-il été possible ? Que justice soit faite, sinon le monde périra. On ne savait pas, on ne pouvait pas savoir. Srebrenica, celui-ci demeure la version officielle. Ceux qui font à présent le choix de la vérité veulent sans doute apaiser leur mémoire et leur colère. Dans le même temps, ce sont probablement les moins responsables, les moins coupables, qui répondent le plus honnêtement aux questions ; ainsi assument-ils enfin leurs regrets et leurs cauchemars, face à 8 000 fantômes abattus sans sommation. Karadzic et leurs hommes de main furent interceptées dès 1991 et 1992 ; les camps de concentration ont été vus du ciel dès le printemps 1992, les communications de téléphones et de fax ont sans cesse été captées et décodées : le projet et la planification du génocide étaient connus de longue date par divers gouvernements. Serbie prouve cette connaissance, ce consensus partagé. Mais pas de tels massacres. Serbes voulaient prendre les enclaves et anéantir les hommes. Conseil de sécurité, fait état [. Cela a pris un mois. Conseil de sécurité, par exemple – des massacres aurait pu conduire à leur arrêt, et ainsi à sauver un certain nombre de victimes. Rwanda, transforme la rhétorique en science exacte – sur un mode quasi systématique et peu discret. Srebrenica », et ce « avant » le 15 juillet ? Renseignement, des dirigeants et des ministres ? Belgrade avec les criminels, ce 15 juillet est le jour des plus importantes exécutions. Tuzla, attaquera des forces serbes avec quelques hommes de son bataillon – cette diversion ouvrant une brèche dans la logistique serbe. Tuzla, qui ne peut se montrer. Conseil de sécurité : un prétendu maintien de la paix dans un pays à feu et à sang. On ne savait pas, on ne pouvait pas savoir. Ils ne seront pas exfiltrés. Ces « exactions » décimeront de vastes territoires durant la « crise » yougoslave. Nations unies subit un génocide, les États membres de cette organisation ont obligation juridique à défendre, par la force si nécessaire, le pays agressé. Bretagne pour des raisons diverses, qui se révéleront au fil des ans. Bosnie pour lancer ses chars et ses tueurs dans les régions à conquérir. Le crime de masse prémédité se dissimulera donc derrière une « guerre civile », dans laquelle chaque « partie » commettrait des « exactions », dans une « région » aux « frontières internes fluctuantes ». Dayton, en « homme de la paix », et serrer, face aux caméras, les mains des dirigeants occidentaux consentants. Herzégovine de « conflit armé international ». Genève, mais aussi le génocide pouvaient dès lors être dénoncés, et ceux qui les planifièrent, mis en accusation. Bosnie sans armes, la livrant mains liées à son agresseur. Les informations étaient toutes fausses, les reportages fabriqués. Mitevic, un journaliste interviewe un homme apeuré aux yeux fixes. L'interview ressemble davantage à un brutal interrogatoire de police. Coupent les doigts des enfants. Plus de possibilités de raisonner, de discuter, on tournait en rond. Aux ordres du général sanguinaire, visant les concentrations de population, ou suivant, à travers le guidon de sa mitraillette, les petites silhouettes qui courent entre les bâtiments éventrés, le servant tire. Toujours sur des objectifs répétés. Mladic souffrait de dépression après avoir découvert par la presse la personnalité de criminel de guerre de son père. Un horizon post-libéral est-il possible ? Le protectionnisme, un moyen pour des politiques alternatives ? Pourquoi les dominés se révoltent-ils rarement ? Womanhood, a retrospective and prospects (part.
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Les Cahiers de Louise, revue de critique indépendante. Description.Apercu : Womanhood, a retrospective and prospects (part. Muslim nations already in the 1920s. Pourtant les signes de la succession étaient présents dès les premiers mois de 2006. Raúl réapparut sur la scène publique.
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